Vous n'êtes pas identifié(e).
À propos de confinement, les 2 liens proposés ci-dessus ont provoqué des réactions très violentes de mon antivirus, attribuant aux 2 sites le qualificatif de très malveillants ! à suivre...
J'ai ouvert le lien du haut, sur Efrémov, mais je n'ai pas eu de souci, quoique ce ne soit qu'une façon de parler, car :
- mon antivirus est russe (Kaspersky) et il n'a peut-être pas voulu cafter 
- le texte du site est écrit en russe, langue qui me fait rêver mais que je ne maîtrise que modérément (je dois en connaître en tout et pour tout une demi-douzaine de mots) 

Les Eternels -- Panini Comics / Marvel Deluxe -- 2018 -- ISBN 978-2-8094-7301-8.
Quelle déception cette intégrale !!! 
Je me suis seulement procuré cette édition le mois dernier (j'ai dû la commander) et, en tant que fan absolu du Grand Kirby, j'ai la sensation très nette de m'être fait gruger ! 
Pour rédiger ce post, j'ai relu en parallèle les 4 premiers épisodes parus dans Strange et, plutôt que de parallèle, il aurait plutôt fallu parler d'orthogonale : les couleurs y étaient délicates et le texte souvent emphatique (ce qui correspond parfaitement aux personnages) même si entaché de quelques erreurs vénielles ici ou là.
En résumé, autant je me suis régalé avec l'intégrale du Quatrième monde (4 forts volumes parus chez Urban Comics) autant celle des Eternels paru chez Panini Comics / Marvel Deluxe me pousserait plutôt à faire plusieurs jeux de mots désagréables sur ce second éditeur de par son total manque de respect envers les lecteurs... 
Mais avant tout, il me faut préciser ici que je ne parle que de la réédition française de 2018 (ci-dessus) et non pas de l'édition française initiale de 2007 (ci-dessous), même si je suis convaincu que cette dernière était à l'identique (mais bon, c'est ça la présomption d'innocence...) 

Les Eternels -- Panini Comics / Marvel Deluxe -- 2007 -- ISBN 978-2-8094-0128-8.
Et je ne parle pas non plus de l'édition intégrale américaine (ci-dessous) ni d'ailleurs des deux autres éditions américaines (cf. ci-dessous également) qui, elles, formaient chacune seulement une moitié de l'intégrale ! Mais je ne vais rien développer de ceci, puisque ce n'est pas le propos...

La version "tout en un !" La version "à deux c'est mieux... et plus cher !"
Et donc, après ce bref débroussaillage pour y voir plus clair, il est temps de s'atteler à la critique de la fabrication de :
Les insuffisances sont multiples (au moins quatre !) :
1) la première de couverture est pitoyablement racoleuse
Au lieu de reprendre celle du premier fascicule de la série originale américaine (ce qui était pourtant le cas de la première intégrale française de 2007), laquelle couverture donne bien le ton, disons assez unique, de la série (cf. les scans en début de post), il est fait appel à la couverture du 15e épisode, sans doute afin de nous faire croire que Hulk y est un personnage de premier plan et ainsi tenter d'attirer les fans ce ce dernier. Un seul mot : imposture !
En effet, et en premier lieu, il ne s'agit pas du Dr Banner qui se serait coincé la main dans une porte, mais d'une sorte de mannequin électronique (ou autre faribole du même tonneau
) qui a été fabriqué par des étudiants d'un Institut (Universitaire ?) de Technologie avant d'être ensuite amené à la vie par l'énergie cosmique (ou son avatar) dégagée par la fusion temporaire des Eternels... (mais je ne veux pas trop en dire pour ceux qui n'ont pas encore lu l'épisode en question) 
De plus, cette verte intervention n'a absolument aucun rapport avec la thématique profonde de la série, qui demeure très particulière, et la mettre en 1ère de couverture est un non-sens.
On peut néanmoins un peu se consoler en se disant, au vu du débroussaillage de début de post, que l'édition française, bien que TRES décevante, reste complète et n'a pas osé aller jusqu'à imiter la demi-intégrale américaine...
2) les couleurs de tout le volume sont immondes car saturées et criardes, rien à voir avec le velouté des originaux US (velouté que l'on retrouvait aussi dans les Strange de l'époque)
Pour ne pas surcharger inutilement le post, les scans du point 3 ci-dessous démontrent clairement le présent point 2 (par ailleurs, mais ceci est indémontrable sur écran, le papier de l'intégrale fait penser à du papier glacé, sur lequel par exemple sont souvent imprimées les photos, rien à voir avec le côté "pulpe de papier" des originaux US et des Strange).
3) la traduction est pathétique (c'est un euphémisme...) car, au mieux, d'une grande platitude (par exemple comparée à celle parue dans les Strange de l'époque) et, au pire, soit carrément fausse soit dénuée de sens dans le contexte, ce qui rend le déroulement de l'histoire difficile à suivre, voire à comprendre !
Morceaux choisis après avoir triomphé de l'embarras du choix :
Le problème concerne ici la tirade patriotique de Kro le général déviant. La version de Strange, sur la droite, est nettement plus emphatique et percutante, en accord avec l'original ci-après (et ce même si elle prend un peu de liberté avec l'intégralité du texte car ce serait trop long en français pour la place impartie).

Traduction insipide de l'intégrale de 2018 Traduction inspirée (Strange n°91 de juillet 1977)

Fascicule original n°2 d'août 1976
Le problème concerne ici les propos de la mégère sur la droite. Comme le montre très justement la version de Strange, listée ci-dessous en 3e position, cette aristocrate critique vertement le déviant à terre pour ne pas s'être suffisamment prosterné devant la famille régnante, comme il est du devoir de tout bon sujet. La version de l'intégrale, quant à elle malheureusement, affirme exactement le contraire... 
Et que dire de la transformation aussi fausse et gratuite qu'injustifiable de "chaque jour" en "chaque année" !?! 

Traduction fautive de l'intégrale en question

Fascicule original n°1 de juillet 1976

Traduction respectueuse (Strange n°90 de juin 1977)
(Pour mémoire, pas de comparatif ici avec Strange puisque la publication n'y a pas dépassé le 4e épisode. Par ailleurs, si l'écran de votre ordinateur n'est pas assez grand, les deux scans seront l'un au-dessus de l'autre au lieu de s'afficher côte à côte, désolé...)
a) le "to catch on!" en bas à gauche a été complètement incompris et imaginé être "to catch one!" (et traduit par un ridicule "à en trouver un !" à la place de "à comprendre !", traduction qui n'a ici AUCUN sens !)
b) quant à la célébrissime maxime des 3 mousquetaires, pourtant subtilement placée par Kirby lui-même (mélange de référence interne à l'action en cours et de sous-entendu teinté de grivoiserie), elle devient complètement illogique et incompréhensible ! (en haut à droite) Mais où donc sont-ils donc allé chercher "Un pour tous, tous pour eux !" ? Et ça voudrait dire quoi ???? 
(et encore je ne mentionne ici que les plus gros dégâts commis sur cet unique extrait, les anglicistes vont halluciner en y regardant de plus près...)

Fascicule original n°14 (p.15) d'août 1977 Traduction doublement fautive de l'intégrale de 2018
4) cerise (aigre) sur le gâteau (bâclé) : même la pagination, pourtant annoncée dans le sommaire, est absente du volume !
Comme le montrent les deux scans ci-dessous, la pagination annoncée est absente de l'ouvrage.
Ce post est maintenant terminé et, de façon paradoxale, il me faut remercier en un sens ce décevant volume pour DEUX raisons :
1) il m'a poussé à dénicher et acheter les originaux pour enfin apaiser ma double frustration -- non non, le mot n'est pas trop fort ! -- générée initialement lorsque Strange avait dû interrompre la parution des Eternels et amplifiée récemment lorsque j'ai cru avoir trouvé mon bonheur avec cette décevantissime intégrale...
Alors bien sûr cela m'a coûté un bras, voire un bras et demi, mais je suis ravi d'être passé à l'acte. Et franchement, pour le passionné -- à savoir tous ceux qui nous lisent
-- qui a la bonne fortune d'avoir un job permettant de vivre "normalement", je ne pense pas que ce soit un véritable obstacle, il suffit de consacrer un peu beaucoup de temps à comparer les offres sur l'internet (oui, je peux en témoigner et donner des tuyaux...) En réalité, le vrai problème pour ce passionné possédant un emploi c'est de maîtriser suffisamment l'anglais pour goûter les dialogues originaux. Sinon c'est la tentation sans le plaisir... 
Enfin, la raison pour laquelle je ne conseille pas à ce même passionné l'intégrale US en début de post (moins chère que les 19+1 fascicules originaux de juillet 1976 à janvier 1978), c'est que si les textes sont évidemment parfaits, les couleurs, elles, sont certainement tout aussi décevantes ! La netteté ne compense pas la profondeur... 
2) il m'a ouvert les yeux sur cet arrêt apparemment incompréhensible à l'époque de la publication des Eternels par Strange, comme en témoigne la page 16 du n°93 de septembre 1977, laquelle venait clore le 4e épisode de cette série complètement hénaurrrrrme et atypique pour l'époque, et juste alors que ARISHEM, chef de la quatrième armée -- et dessiné en pleine page ! -- se dressait comme une montagne au-dessus des ruines incas... Aaaaaargh!!!! 
Comme il est écrit sur la page ci-dessus : Chers lecteurs : Les mises en garde pressantes et répétées de la Commission de Surveillance et de Contrôle nous incitent à supprimer de nous-mêmes la série les Eternels. En attendant de trouver une histoire publiable en France, nous mettrons un deuxième épisode de l'Araignée, ce qui permettra de combler un peu le retard avec l'édition américaine que vous êtes nombreux à déplorer.
La rédaction
Qu'est-ce qui pouvait bien paraître choquant et/ou inadapté pour la jeunesse de l'époque, du moins aux yeux des censeurs ?
Eh bien l'étude comparative de l'original US et de la version de Strange -- étude motivée par mon énervement devant l'intégrale de 2018 -- a montré une réalité aussi inattendue que stupéfiante, du moins à mes yeux de naïf, à propos de la France de 1977 : Kro le déviant était jugé trop effrayant et/ou Kirby trop irrespectueux de la religion établie, et il est facile de le prouver !
En haut, les double-pages de Strange et, en bas, celles de l'original US. On voit clairement d'énoooooooormes retouches :
a) les regards ont été adoucis (adjonction de pupilles) de même que les dents (moins acérées)
b) un personnage (en bas à droite de la double-page 2-3), sans doute impossible à adoucir suffisamment, a été totalement gommé
c) plus incroyable encore : toute une page de l'original -- avec son diable grimaçant -- a tout simplement... disparu !


Pages 2 et 3 de Strange n°93 pages (4 tronquée) et 5 de Strange n°93 pages 6 et (7 tronquée) de Strange n°93


Pages 2 et 3 du n°4 US la 4e page (tronquée) et la 5e du n°4 US la 6e page et la 7e (tronquée) du n°4 US censurée par Strange
N.B. : ces comics américains étaient entrecoupés de pleines double-pages de publicités, d'où les "sauts" apparents dans la numérotation des double-pages du récit (pagination visible pour le lecteur au bas des pages, et mises en garde en bas à droite des pages concernées) 
Je ne suis pas ici en train de jeter la pierre à Strange, dont j'ai vanté plus haut le travail éditorial, et je constate simplement qu'ils ont fait de leur mieux pour éviter le passage à la trappe, mais qu'ils n'y ont pas réussi, même en se censurant eux-mêmes...
Il faut donc reconnaître à l'équipe de l'intégrale bâclée de 2018 que, au moins, ils n'ont rien occulté des dessins du Maître même s'ils ont massacré ses propos... 
Ci-dessous en effet, le même passage par leurs soins :


Pour mémoire, aucune pagination pour l'intégrale 2018... la 4e page (tronquée) et la 5e la 6e page et la 7e (tronquée)
Ouvrages frappés de malfaçon !
Ce topic se propose de recenser les ouvrages manifestement frappés de malfaçon, avec scans et données factuelles à l'appui. Il ne devra s'y trouver évidemment aucune critique sur le contenu, mais seulement sur le contenant !
Si en général les multiples topics de BDFI se veulent inspirants, les posts de celui-ci se révéleront, je l'espère, aussi éclairants que rares... 
Et donc, place ci-dessous au premier ouvrage tristement recensé !
Ben non... "Lug" = Strange !
Je ne connais que deux éditions des "Eternels" : celle de Lug, publiée dans Strange, et la réédition/retraduction de Paglop Comics. D'ailleurs, ce serait bien qu'Urban Comics puisse en acquérir les droits, tiens... Vu ce qu'ils ont déjà réalisé sur l'œuvre de Kirby, je serais très preneur. ("Un Jack, sinon rien" !)
Ah, OK ! Je n'avais pas compris car, sauf erreur de ma part, Lug publiait bien d'autres choses (comme les albums des 4 fantastiques, etc.) et je croyais qu'ils avaient remis le couvert sur les Eternels pendant les (nombreuses) années où j'avais perdu de vue les comics !
Et donc je me découvre l'heureux possesseur des 4 épisodes des éditions Lug ! Chouette, je me fais l'effet d'un nouveau M. Jourdain 
Par aileurs, je ne connais pas du tout Paglop Comics mais avec un nom aussi provocateur ça doit être assez extrémiste... En tout cas ce n'est pas forcément rassurant a priori, hein Pifou ? 
Je crois qu'il va falloir que je me penche sur le cas des publications en VO, même si les prix risquent d'être un obstacle, selon ce que je comprends à la lecture de tous les intervenants qui les ont mentionnées.
Ben franchement, pour le passionné -- à savoir tous ceux qui nous lisent
-- qui a la bonne fortune d'avoir un job permettant de vivre "normalement", je ne pense pas que ce soit un véritable obstacle, il suffit de consacrer un peu beaucoup de temps à comparer les offres sur l'internet (oui, je peux en témoigner et donner des tuyaux...) Non, le vrai problème pour ce passionné possédant un emploi c'est de maîtriser suffisamment l'anglais pour goûter les dialogues originaux. Sinon c'est la tentation sans le plaisir... 
Mais quand j'aurai un peu de temps je mettrai des scans assez précis sur ce sujet pour illustrer le nouveau topic en gestation, celui à propos des ouvrages frappés de malfaçon... 
Charles le Téméraire a écrit :Liste non-exhaustive :
- la 1ère de couverture est pitoyablement racoleuse (en plus de trafiquée, comme tu le mentionnes très justement)
- les couleurs de tout le volume sont immondes (car plates et criardes)
- la traduction est pathétique (c'est un euphémisme...) car, au mieux, d'une grande platitude (par exemple comparée à celle parue dans les Strange de l'époque) et, au pire, apparemment déconnectée du déroulement de l'action, ce qui la rend difficile à suivre, notamment en termes de logique narrative !
- cerise sur le gâteau : même la pagination, pourtant annoncée dans le sommaire, est absente du volume !Bonjour, et désolé que tu aies eu cette mauvaise expérience avec cette édition. Et surtout avec cet éditeur, il faut bien le reconnaître.
C'est d'ailleurs ce qui fait que j'ai cessé de m'intéresser à ce qu'ils publient et que je ne conserverai sans doute pas les quelques volumes que j'avais déjà achetés, et qui sont toujours scellés d'origine. Sauf les "Conan" : je n'ai pas essayé de les relire dans cette édition, mais je vais les conserver, par respect pour le talent sans équivalent de Barry Windsor-Smith et John Buscema.
Je suis comme toi, je crois que je ne vais pas garder cette édition (mais je ne peux même pas la donner à des amis !) 
Outre les problèmes graphiques, la re-traduction calamiteuse me semble tout aussi susceptible de provoquer l'ire justifiée des amateurs (et néanmoins clients).
Je confirme l'adjectif "calamiteuse" ! Comme prévu j'ai acheté 4 originaux US et c'est carrément du délire en comparant l'américain à sa traduction française : au mieux elle est plate, le plus souvent elle est fausse et/ou approximative et/ou ridicule et parfois elle va jusqu'à soit dire l'inverse soit n'avoir absolument aucun sens en elle-même ! "Pathétique", voire "scandaleuse", compléterait bien "calamiteuse" (et on pourrait ajouter "miteuse" !)
Et je confirme aussi que la langue américaine originale est doublement excellente : elle est emphatique (et donc restitue bien l'ambiance) et accompagne à merveille le déroulement de l'histoire suggérée par le dessin, ce que la traduction française ne fait en aucun cas 
Oui, il faut se rabattre sur le matériel "Lug" d'origine, de qualité et respectueux de l'œuvre. Sauf que celui-ci est peut-être désormais réservé à une frange ténue de la population, par sa rareté et ses prix.
Je ne savais pas qu'il existait une autre traduction française que celle de Strange (et je ne sais pas à quel prix elle peut être) mais en tout cas maintenant je suis accroc aux originaux US (vraiment pas si chers que ça : sur les 4 que j'ai achetés il y en avait 3 à moins d'une dizaine de dollars l'unité, et en suffisamment bon état ! Du coup je pense que je vais tous me les acheter) 
Charles le Téméraire a écrit :OK, j'avoue m'être un peu énervé sur ce coup-là (ce qui n'est vraiment pas mon état naturel) mais je me demande néanmoins s'il ne serait pas judicieux de lancer un topic sur BDFI qui recenserait les ouvrages manifestement frappés de malfaçon, avec scans à l'appui. Rien à voir avec une critique du contenu, mais juste du contenant ! Ce pourrait être éclairant...
Qu'en pensent nos Eternels à demeure, Christian et Gil ?
Si ça concerne les comics et BD, pourquoi pas, mais je passe mon tour, ce n'est pas vraiment ma spécialité.
Si c'est pour dire du mal des éditeurs en général, OK, tu peux y aller, j'ai quelques cartouches aussi de mon côté (et comme on ne reçoit aucun service de presse, on pourra parler prix et qualité du papier sans craindre un éventuel retour de bâton
).
Bon, j'essaierai de faire ça avec rigueur et objectivité, et je mettrai des scans pour prouver ce que j'avance 
D'ailleurs le résumé de ce Sigrid 4 a pas mal de points communs avec le tien :
[...]
Cependant cet équilibre est menacé: des termites géantes se sont mises à creuser des galeries dans tout le cube...
"Ville-cube", "libres-voyageurs", ça ressemble donc bien à un recyclage
Oui, je confirme, c'en est bien un, en feuilletant l'ouvrage paru au Fleuve j'ai trouvé la mention de termites et de leurs galeries 
Et bravo à Wikipédia pour avoir féminisé des termites, c'est certes dans l'air du temps mais bien peu en accord avec l'orthographe...

Charles le Téméraire, un grand merci pour tous ces renseignements et surtout pour la rapidité de ta réponse !
De rien, c'était un plaisir (mais la rapidité y a gagné ce que la précision y a perdu, et c'était finalement un commentaire fautif de ma part) 
Le but de la question était de savoir si le livre pouvait être mis dans les mains de jeunes lecteurs, au vu de la couverture de la première mouture (que je possède pas), j'avais quelques doutes qui sont maintenant levés, l'ouvrage étant ou différent ou réécrit pour un public d'ados.
Oui, je l'espère, car dans la version du Fleuve il y a au moins un passage (toujours en feuilletant le livre) que personnellement je ne ferai pas lire à un jeune lecteur, voire un adolescent (c'est un peu crû question rapports charnels...)
Si tu veux les détails, envoie-moi un email et je te copierai le passage en question... 
Le mérite de tout ceci, c'est que je vais essayer de me procurer Les Mangeurs de murailles version Fleuve Noir et me replonger dans le passé, j'aimais beaucoup ce que faisait BRUSSOLO à cette époque...
Oui, vraiment brillant le gars ! 
P.S. : à sa défense, il faut rappeler qu'il n'a pas l'exclusivité du procédé, LEBLANC a « Lupinisé » au moins un livre (Le Formidable évènement, je crois — à vérifier) et MOORCOCK a « Von Bekisé » un ou plusieurs de ses textes me semble-t-il (ma mémoire ne m'autorise pas à davantage de précision !). Si quelqu'un a d'autres exemples, la chasse est ouverte !!!
MOORCOCK ? l'un de mes dieux tutélaires ? Aaaaaargh ! 
Tu parles des livres avec Ulrich von Beck ? Le chien de guerre et La cité des étoiles d'automne ? Je l'aurais plutôt vu -- je simplifie à outrance, désolé ! -- comme une incarnation alternative des avatars habituels du "Champion éternel"... (Elric, Erekose, Corum, Jerry Cornelius, etc.)
Et même pour une 3e raison :
3) il s'agit du premier livre de Serge BRUSSOLO publié au Fleuve Noir (et l'un de ses premiers livres tout court), je vois donc mal ce volume constituer un quelconque tome 4 
Un ami m'a posé la question suivante sur BRUSSOLO, à laquelle je n'ai pas su répondre :
Est-ce que Les Mangeurs de muraille paru en janvier 2004 aux Éditions du Masque en tant que quatrième tome du cycle “ Sigrid et les mondes perdus ” (au demeurant réédité au Livre de poche jeunesse en 2005 sous le titre Les Mangeurs de murailles avec un s) a quelque chose à voir avec Les Mangeurs de murailles paru en 1982 au Fleuve Noir Anticipation (et réédité ensuite chez Édito-Service et De Villers) ?
BRUSSOLO étant un adepte du recyclage avant la lettre, il est possible que ce soit une réécriture modifiée et/ou édulcorée, ou est-ce un ouvrage complètement différent ?
Merci à qui pourra éclairer ma lanterne !
Bon, je n'affirme rien (car j'ai essentiellement lu BRUSSOLO -- que j'adore ! -- du temps du Fleuve Noir) mais je ne pense pas que ce soit le cas, et pour deux raisons :
1) je n'ai aucun souvenir -- mais la mémoire est parfois trompeuse... -- d'une quelconque suite ou cycle du temps du Fleuve. Chaque livre était pour moi unique et perçu un peu comme un coup de poing 
2) la 4e de couverture de Les Mangeurs de murailles au Fleuve nous dit :
Conçue pour résister à tous les cataclysmes, la ville-cube est une sorte de monstrueuse HLM totalement étanche, un monde clos et aveugle sans aucune porte de sortie sur l'extérieur, un abri verrouillé à jamais où s'empilent des centaines d'étages reliés entre eux par des ascenseurs dont l'usage est réservé à la caste dominatrice des libre-voyageurs.
Un jour pourtant, la sacro-sainte étanchéité qui isole les univers-tiroirs va être rompue : des animaux mystérieux et terrifiants rongent les cloisons de séparation. Et voilà que des peuplades assoiffées de conquêtes...
... J'ai découvert aujourd'hui la réédition de l'intégrale "Les Eternels" chez Panini Comics / Marvel Deluxe. Malheureusement, et comme avec celle du 1er volume de "Fantastic Four", l'illustration de couverture a été modifiée et n'est plus signée Kirby. Toujours sur un fond bleu pâle, il faut bien reconnaître qu'elle est particulièrement moche, ce qui fait que je ne suis pas prêt de me séparer de mon exemplaire de la première édition.
Je ne sais trop ce qui aura présidé à ce choix éditorial, mais je me dis que c'est peut-être avant tout la volonté de distinguer de manière flagrante la réédition de l'édition d'origine, compte tenu de la cote atteinte par cette dernière.
... M'enfin, pour ceux qui n'avaient pu se procurer cette intégrale lors de sa première publication chez l'éditeur, c'est sans doute toujours mieux que rien.
Oui, tu as raison, mais quelle déception cette intégrale !!! 
Et si seulement ce que tu mentionnes était son seul défaut ! Mais non, ce n'était en fait qu'une mise en bouche ! 
Je me suis seulement procuré cette édition il y a quelques jours (j'ai dû la commander) et, en tant que fan absolu du Grand Kirby (comme mes post ci-dessus le montrent clairement), j'ai la sensation très nette de m'être fait gruger ! 
Liste non-exhaustive :
- la 1ère de couverture est pitoyablement racoleuse (en plus de trafiquée, comme tu le mentionnes très justement)
- les couleurs de tout le volume sont immondes (car plates et criardes)
- la traduction est pathétique (c'est un euphémisme...) car, au mieux, d'une grande platitude (par exemple comparée à celle parue dans les Strange de l'époque) et, au pire, apparemment déconnectée du déroulement de l'action, ce qui la rend difficile à suivre, notamment en termes de logique narrative !
- cerise sur le gâteau : même la pagination, pourtant annoncée dans le sommaire, est absente du volume !
Autant je me suis régalé avec l'intégrale du Quatrième monde (4 forts volumes parus chez Urban Comics) autant celle des Eternels paru chez Panini Comics / Marvel Deluxe me pousserait plutôt à faire plusieurs jeux de mots désagréables sur ce second éditeur de par son total manque de respect envers les lecteurs... 
J'ai relu en parallèle les 4 premiers épisodes parus dans Strange et, plutôt que de parallèle, il faudrait plutôt parler d'orthogonale : les couleurs y étaient tout en nuances et le texte souvent emphatique (ce qui correspond parfaitement aux personnages).
Je crois que, d'énervement, je vais essayer de trouver et d'acheter un ou deux fascicules originaux US, ne serait-ce que comme contre-poison ! 
OK, j'avoue m'être un peu énervé sur ce coup-là (ce qui n'est vraiment pas mon état naturel) mais je me demande néanmoins s'il ne serait pas judicieux de lancer un topic sur BDFI qui recenserait les ouvrages manifestement frappés de malfaçon, avec scans à l'appui. Rien à voir avec une critique du contenu, mais juste du contenant ! Ce pourrait être éclairant... 
Qu'en pensent nos Eternels à demeure, Christian et Gil ? 
Pierrick'Tyosaure a écrit :Ursula K. Le Guin - Le sorcier de Terremer (Terremer 1/6)
J'avais aimé sans plus la trilogie initiale mais je garde un très bon souvenir de Tehanu, de loin, à mon avis, le meilleur volume de la série.
J'ai dû rater des épisodes : perso j'avais adoré le Tome 1, apprécié le Tome 2 et dormi pendant tout le Tome 3 (j'avais lu tout ça en CLASF quand j'avais la petite vingtaine avant de le relire -- me semble-t-il -- aux environs de la trentaine, et avec le même diagnostic...) 
Ce Tehanu serait l'un des tomes qui suit ? J'ignorais qu'une suite existait, mais je préfère passer mon tour ! 
Pierrick'Tyosaure a écrit :Fritz Leiber - épées et démons (Le cycle des épées 1/7)
Oui, il vaut mieux lire la retraduction de Bragelonne, reprise intégralement au Livre de Poche, mais bon, ça a plus un intérêt historique que palpitant. Depuis il s'est écrit beaucoup de choses...
Dans mon souvenir c'est également assez mitigé. Je trouve que le fantastique a fait des "progrès" extraordinaires ces dix dernières années, notamment en termes intimistes et comportementaux. Au-delà des aventures elles-mêmes, les protagonistes des histoires sont davantage sous l'éclairage des auteurs, et leurs motivations, craintes et hésitations deviennent une composante essentielle des romans.
A ce sujet, et presque comme un contre-exemple car l'oeuvre date du siècle dernier, j'ai encore le souvenir ému (et ravi) du passage dans Les vierges de Satan de Dennis Wheatley où le héros principal, au moment de mener l'assaut avec ses amis contre le Prince des Ténèbres, clôt inopinément le chapitre en décidant de n'en rien faire et s'effondrant (brièvement) devant le danger qui les guette. Je le raconte mal (et j'ai la flemme d'aller chercher le volume), mais c'est un souvenir qui me durera toujours : son refus (momentané) de l'obstacle au titre de sa peur devant l'ampleur du danger, au lieu de me "sortir" du livre, m'avait au contraire fait davantage comprendre et apprécier l'exploit de tenir tête au Malin... 
Bon, question chiffres cyclopéens, c'est fait ! 
Je vais alors me risquer dans l'auto-plagiat inversé de l'année dernière, à savoir :
Bienvenue à l'an 2020, et que coule le vin ! (et donc toujours nulle frime, c'était juste pour la rime !) 
Bon, je sors, je vais aller me rafraîchir moi... 
Contrairement à ce qu'indique la base, le "Waylander" dans son édition "10 ans 10 euros" ne comporte que le premier tome "Waylander"(voir les messages plus haut, la BNF confirme). Il ne s'agit donc pas d'un intégrale.
Je confirme aussi : je l'avais acheté lors de sa sortie et y avais découvert notre sombre héros (avant de traquer et trouver les trois E.O. chez Bragelonne, foi de Douchette Man) 
Et voilà, il manque encore quelques scans et illustrateurs mais l'essentiel est là.
Pour le volume 1 (Fondation etc.) il ne manque pas le nom de l'illustrateur car... il n'y a pas d'illustration, à l'exception de la comète de couverture elle-même et de la présentation "éclatée" des trois titres (toutes deux visibles dans les scans du post n°1 de ce topic).
Et sinon je rejoins Christian sur le fait que le monde entier nous envie ce topic, notamment à travers l'exposition informée de ces croustillantes tranches de vie de faussaires 
C'est, en d'autres termes, une base de données survitaminées 
@ Mjolnir : essentiellement d'accord avec toi, notamment sur leur chant du cygne, mais question prix d'achat il a à mes yeux largement baissé sur les 20 dernières années...
Dernière minute ! Rebondissement dans L'affaire des cartes postales !
Naaaan, ce n'est pas une nouvelle aventure du Maître détective, juste une récidive dans le maniement de la douchette

Petit historique rapide : il est apparu il y a quelque temps déjà que certaines rééditions semblaient avoir bénéficié d'une carte postale reprenant l'intégralité de la couverture du volume à la différence des deux cartes postales "officielles" accompagnant les tomes 1 et 2 (et qui, elles, reprenaient seulement le fascicule original ayant servi à l'illustrer, cf. ci-dessous) :
On pouvait donc admirer par exemple une réédition du tome 23 accompagné de "sa" carte postale (les couleurs sont légèrement différentes) tels que je les avaient trouvés sur internet, le vendeur m'ayant assuré avoir déjà rencontré au moins trois cas de ce genre :
Et donc aujourd'hui le mystère des cartes postales vient de s'épaissir considérablement suite à ma dernière trouvaille sur internet, à savoir que des cartes postales comparables aux deux originales -- et comme dit plus haut représentant seulement le fascicule original et non pas la couverture du recueil -- semblent également avoir été publiées. Sans doute accompagnaient-elles les rééditions mais il n'est pas impossible d'imaginer qu'elles aient été vendues séparément (même si c'est évidemment peu probable).
Sont donc visibles ci-dessous ces cartes postales en vente sur internet et correspondant aux tomes 3, 4, 5, 6, 7 et 9 (la 8 doit sûrement exister...)
On peut même imaginer qu'il y ait eu deux séries de cartes postales pour accompagner les rééditions : d'abord les "fascicule seulement" et ensuite les "toute la couverture" (du moins si on se laisse influencer par les numéros des tomes concernés).
L'idéal pour y voir plus clair serait de comparer ce qui se trouve au verso de toutes ces cartes postales. En effet le verso des deux cartes postales originales est strictement identique et indique précisément l'année d'impression (1983) ainsi que leur tirage (1000 exemplaires).
Je les scannerai et les mettrai en ligne dès que possible mais, quoi qu'il en soit, tous les témoignages sont les bienvenus ! 
(pour une approche plus globale, voir le post initial http://forums.bdfi.net/viewtopic.php?pid=32283#p32283 )
Dix traducteurs de nos genres favoris nous parlent et c'est bien (en plus on voit leurs têtes
)
Oui, super page web ! Très sympa à tous égards ! 
On peut même brûler de l'encens devant leurs portraits : ce sont des saints et des saintes (ou des masos, ou les deux à la fois)
Car pour ramener (oun' poquito) ma fraise, et bien que le British ce soit mon boulot et que j'aie toujours adoré la traduction (thème comme version) pendant mes études d'angliciste -- j'y ai même connu un certain succès...
-- je dois avouer que je ne connais rien qui essore davantage le cerveau !!!! 
Et sans enfoncer des portes ouvertes depuis longtemps (cf. traduttore traditore, etc.), à mes yeux les immenses écrivains d'une langue ne peuvent pas vraiment être appréciés à leur juste valeur -- et par-là je parle du texte lui-même -- dans une autre langue, quelle qu'elle soit.
Un seul exemple : au début de sa pièce Macbeth, Shakespeare se sert d'une des trois sorcières pour annoncer la venue de Macbeth (A drum, a drum! / Macbeth doth come.) Eh bien je souhaite bien du plaisir aux courageux qui essaieront de rendre en français la musique de la langue anglaise, en l'occurrence une extraordinaire imitation de tambour "ra-ta ! ra-ta ! ra-ta-ta-ta !
Et pour les pros de la douchette -- j'en connais...
-- on peut l'entendre soit version caisse sourde avec l'accent anglais de l'époque (imitation pathétique en le lisant "à la française" : euh droum euh droum, macbess douce coum) ou soit version caisse claire avec l'anglais contemporain (imitation pathétique en le lisant "à la française" : euh drame euh drame, macbess dasse came). MAIS DANS LES DEUX CAS l'annonce "militaire" de sa venue est maintenue 
Pour se faire peur, voici deux occurrences de traduction (strictement identiques) qui sont les deux premières que j'ai trouvées sur internet sur la traduction complète de l'oeuvre : Le tambour ! le tambour ! Macbeth arrive. Il y a sans doute mieux, mais point de moquerie de ma part ici, c'est pour moi mission impossible, et malgré ce que disent certains franchouillards ("Impossible n'est pas français") je préfère une version plus réaliste : "A l'impossible nul n'est tenu" 
Oui, c'est vraiment excellent ! BRAVO ! 
Une idée en passant qui n'engage que moi : au-delà des grands principes avec lesquels on ne peut tous qu'être d'accord, il me semble que certains cas demeureront par nature insolubles et qu'alors il faut envisager de faire appel non pas à la 4e dimension, ni même à la 5e, mais bien à la dimension que le monde entier nous envie à BDFI, à savoir la dimension plaisir !

Un exemple tout bête : Animal Farm d'Orwell fait partie de la base alors qu'on pourrait considérer que, en tant que pamphlet politique, roman allégorique ou quel que soit le nom que l'on puisse lui donner, tous les lecteurs savent bien que les animaux ne sont pas doués de parole suite à l'in(ter)vention du docteur Moreau (ou autres) mais qu'il s'agit seulement de supports pour le propos orwellien 
Et bien sûr comment ne pas garder cette référence dans la base ? 
[...]
Bragelonne qui a aussi publié en 2018 son thriller "chevalier blanc, cygne noir", hors genre donc.
Hors genre en effet mais du Gemmell pur jus avec ses thèmes de prédilection (évidemment sans l'intervention du fantastique et davantage ancré dans la "dure" réalité des métropoles actuelles, Londres en l'occurrence). Et c'est d'autant plus intéressant que, sauf erreur dans sa biographie, il a été un temps videur et parle par expérience sur une certaine pègre... 
Par contre je ne qualifierais pas cet ouvrage de thriller, mais plutôt de Légende urbaine (désolé pour le pauvre jeu de mot...) et ceux qui aiment le Gemmell version fantastique devraient aimer le Gemmell londonien (ça a été mon cas) 
[...]
Quand à la qualité de ces livres et la redondance des thèmes et des schémas narratifs qu'on y retrouve, je laisses chacun en juger mais j'ai passé d'excellent moment ados avec son cycle de Rigante.
Dans mon cas c'était essentiellement avec Légende et autres Waylander (bien que le terme "ado" corresponde difficilement à l'âge auquel je les ai lus, en tout cas le plaisir correspondant était bien présent...) 
Je crois qu'à présent on peut laisser sieur Gemmell en paix
.
Naaaan, c'est le propre des bâtisseurs de mythes que de ne jamais connaître la paix !

Et que dire alors des Stefan Wul ? Kurt Steiner ? Gilles d'Argyre ? voire Peter Randa (oui, je sais, c'est spécial), J.-P. Garen, Pierre Suragne et tant d'autres ! 
Et les premiers K.H. Scheer et Clark Darlton ? C'était pas de l’œcuménique, ça ? (du moins pour les Terriens...) 
Et quid de la sympathique mono-maniaquerie d'un Jimmy Guieu ? Je l'ai même croisé une fois à Aix-en-Provence (j'y étais tout jeune étudiant) et je l'ai surtout reconnu après avoir eu l’œil attiré par l'énorme pendentif qu'il arborait fièrement en descendant le Cours Mirabeau... Quand je pense que je n'ai pas osé l'aborder ! Quel regret ! Soupirs... 
D'autres seraient encore dignes d'être cités, ne serait-ce que pour tel ou tel roman qui sortait du lot.
C'est vrai, FNA c'est quand même une collection très particulière, avec tout et son contraire ! 
C'est vrai ! Moins raccord, moins artistique, moins joli, moins tout, quoi ! 
@Gil : tout à fait, on pourrait dire aussi qu'ils se battent contre les méchants pour être réunis. Ou que le Yin et le Yang veulent faire route ensemble pour plaire aux Dieux ! Ou mille autres associations d'idées plus ou moins heureuses et/ou farfelues... pour celui qui n'a pas lu le tome 3... 
Mais ne t'inquiète pas Gil, avec moi pas de risque de spoiler : les seuls spoilers que je tolère sont ceux des voitures, et encore...

Un beau dyptique au Livre de Poche (Moyen Format)
Oui, sauf que de mémoire ces deux protagonistes de l'histoire ne se combattent pas et font partie du même "camp" (ce dernier terme est d'ailleurs impropre car Brandon Sanderson est tout sauf un auteur simpliste. Il est carrément excellent !) 
Mais bon, un peu de mise en scène dramatique sur la couverture, surtout en prenant des archétypes... disons caricaturaux... (que je me garderai bien d'analyser plus avant
) ne peut pas nuire au nombre de ventes 
Normes de santé, je ne sais pas, mais en rapport avec la santé, c'est sûr pour les deux titres suivant :
Un roman : Les morticoles (1894) de Léon Daudet (et qui se trouve dans le Versins et pas encore dans la base de BDFI) 
Il s'agit d'une charge, quasi-nulle à mon goût, sur les Diafoirus de son époque 
Une nouvelle : Mens sana in corpore sano (1977) de Jan de Fast et qui ouvre l'anthologie Toxicofuturis (Opta, Fiction-Spécial n° 28, 1977)
C'est une charge que j'adore, et très justement prémonitoire, sur l'obligation d'être en bonne santé grâce à "nos" sacro-saints médicaments... 
J'ai moins en mémoire les autres titres du recueil mais ils sont certainement peu ou prou en rapport avec la santé ou non-santé... Le détail se trouve ici : http://www.bdfi.net/recueils/pages/toxicofuturis.php
Charles le Téméraire a écrit :Christian a écrit :Allez hop, voici la cuvée nouvelle attribuée ce weekend à la Worldcon de Dublin :
Encore un palmarès très féminin...
Comment ça, Christian, "très" féminin ? Un euphémisme ou une taquinerie ?
Le palmarès n'est pas "très" féminin, il est "totalement" féminin tu veux dire
On pourrait se dire que seul le Hugo est parasité par les ultras-féministes et autres bien-pensants, mais quand on regarde le Nebula ou le Locus, on retrouve la même écrasante supériorité féminine dans le palmarès.
Même le Prix Rosny, pourtant attribué par des gros mâles sexistes si j'en crois ces braves gens dérape vers la féminitude et la transgenrité.
Tout fout le camp pour nous autres, tenants du patriarcat cisgenre...
Bah, c'est un classique, Christian, nous redécouvrons dans nos coeurs le "O tempora, O mores" que nous n'avions compris qu'intellectuellement -- donc pas vraiment... -- pendant nos années d'études, et là nous le vivons, ce qui fait toute la différence... 
Mais ceci dit, en fait je ne me considère pas du tout comme "un tenant du patriarcat cisgenre" (sans compter qu'il faudrait d'abord pour cela que j'adhère au concept lui-même...) 
En vérité je suis juste agacé (c'est un doux euphémisme...) par la constante chez l'être humain consistant en ce que j'appelle le principe du balancier : on va aussi joyeusement qu'aveuglément d'un extrême à l'autre, et inversement, sans que jamais nous n'ayons la sagesse de nous arrêter au "juste milieu" (pour délaisser Cicéron et se diriger vers Confucius, entre autres) 
Alors évidemment je suis bien conscient que ce "juste milieu" n'est qu'une vue de l'esprit, et donc inatteignable -- en plus, on s'ennuierait...
-- mais de là à me réjouir d'un comportement aussi déplacé qu'extrémiste, pour ne pas dire mieux, ou pire, il y a un monde. Peut-être le monde de la science-fiction et du fantastique... en dehors des prix ?

Allez hop, voici la cuvée nouvelle attribuée ce weekend à la Worldcon de Dublin :
[...]
Encore un palmarès très féminin...
Comment ça, Christian, "très" féminin ? Un euphémisme ou une taquinerie ?
Le palmarès n'est pas "très" féminin, il est "totalement" féminin tu veux dire (je suis allé vérifier pour Zen Cho, cf. https://zencho.org/ )
Mais est-ce bien suffisant ? Ne faudrait-il pas aussi renommer le prix "Hugo" en prix "Hugotte" ? 
Point de médisance ici, et encore moins d'irrespect envers ce bon Hugo Gernsback, inventeur ET écrivain (pour ceux qui le connaissent mal, un éclairage en anglais se trouve ici : https://www.britannica.com/biography/Hugo-Gernsback )
Non, bien au contraire, cette suggestion présenterait un triple avantage pour nos amis états-uniens :
1) donner une coloration assez classieuse en francisant ouvertement le nom (le fait qu'Hugotte ne soit pas un prénom féminin français ne gêne en rien, car il en a la coloration. Hugoline pourrait convenir aussi mais ce ne serait pas honnête vis-à-vis d'Hugolin, et encore moins d'Hugo...)
2) être en phase avec la réalité -- ou est-ce plutôt de la SF ? -- des 100% de lauréates et des 0% des lauréats pour au moins la 3e année consécutive (j'avoue avoir eu la flemme de remonter plus loin car j'estime que trois ans d'affilée suffisent à représenter la réalité d'aujourd'hui)
3) respecter voire améliorer le sens que l'on peut percevoir en filigrane à la prononciation anglo-saxonne de "Hugo" et "Hugotte" : en oubliant le h aspiré initial -- que d'ailleurs toutes les classes sociales ne respectent pas -- on obtient "you go" pour le premier, mais "you got" pour le second.
Je disais "améliorer" mais seulement d'un point de vue mercantile. En effet le "you go" fait plutôt référence à l'aventure (genre Star Trek et son fameux "to boldly go where no man has gone before") alors que le "you got" parle plutôt de possession...
Bon, ce n'est pas tout ça, mais contribuer avec mes modestes moyens à essayer de faire avancer les choses m'a donné faim ! 
Mais pour celles et ceux des lecteurs et lectrices du présent(e) post(e?) qui n'auraient pas faim au moment où ils et/ou elles liront ces lignes, il peut être intéressant de noter que "to boldly go where no man has gone before" est devenu "[...] where no one has gone before" (cf. https://www.phrases.org.uk/meanings/385400.html , article en anglais). Pas belle, la vie ? 
En plus, l'apparition du gourou sur BDFI semble cyclique, on devrait pouvoir prédire la prochaine avec un calendrier aztèque (ou maya ? ou blabla ?) 
Perso, je ne le rapprocherais cependant pas des MP (quoique leur injonction Follow the holy gourd! dans La vie de Brian me semble assez amusante ici en franglais) car ils demeurent constamment au 7e ou 8e degré et restent hilarants.
Non, en ce qui me concerne, je pencherais plutôt pour un aphorisme célèbre d'Audiard, puisé, comme souvent, dans les écrits de Saint Augustin... 
Suis bien triste ! Il a bercé ma jeunesse en me faisant rêver d'aventures et de virilité assumée (dans ces deux films entre autres)... 
snarkhunter a écrit :[Edit] ... "PLilip" ???!!!
Argh ! C'était tellement gros que je ne l'avais pas vu !
Bon deux possibilités : 1/ c'est un bandeau d'une valeur inestimable du fait de cette erreur. 2/ C'est un faux !
Et 3/ si tu pouvais nous scanner ton exemplaire du bouquin avec bandeau sans faute, ça serait sympa
Pour ce qui est d'une valeur inestimable, rien ne vaut en SF contemporaine -- quoique ça commence à dater... -- l'édition du Berserker attribué à Fred SaDerhagen dans le fameux Masque de l'avenir ! 
Il est parti fin juin sur eB* à 2.315€ (sic) avec son compère le tome 1 L'agonie de la lumière de G.R.R. Martin mais bien sûr son prix ne vient pas du tome 1 ni même de cette jolie coquille sur le dos du volume 2 mais de sa rareté... rarissime. Et dire que je me croyais un dingo de la douchette ! 
Tant qu'il n'est pas obsolète, en voici le lien : https://www.ebay.fr/itm/264362516313?_t … 1758.m4704 avec les commentaires intéressants du vendeur.
Locus nous annonce la mort de Gene Wolfe hier 14 avril 2019.
Bad news from the stars... 
Bon, j'ai trouvé et affiché dans le voyage concerné la première image parue de Match de milliardaire, 21e et dernier voyage dont la parution en pré-originale eut lieu sous le titre L'Evadé malgré lui dans Le Journal des Voyages à partir du 9 novembre 1913 (n°884 de la 2e série) 
L'image dépassait un peu les limites de mon scanner, et on ne voit pas deux ou trois centimètres au bas de l'image (et peut-être un demi-centimètre sur chaque côté). Seul le haut paraît complètement, pour bien montrer la date et le numéro du journal 
Je suis ravi de prendre part au joyeux cortège célébrant à juste titre une véritable légende française ! 
Et plutôt que de m'adresser directement à Dieu -- il y a quand même de quoi être impressionné ! -- je préfère confier à haute voix mon bonheur d'adolescent à découvrir tardivement Le gambit des étoiles (que je n'ai ensuite eu de cesse d'enfin trouver et relire dans sa version originale au Rayon Fantastique) ainsi que ma joie de me délecter ensuite, entre autres titres, du Sceptre du hasard et autres Seigneurs de la guerre, toujours dans leurs diverses éditions originales !
Editeur, animateur de la SF française, découvreur de talents, certes, que de cordes à son arc !! Mais surtout, mais alors, surtout, ECRIVAIN !!!! Oublions l'arc, car nous entrons là dans le domaine de l'art... 
C'est ce qui fait que les titres ci-dessus, et tout particulièrement Le gambit des étoiles, n'ont jamais cessé de faire partie intégrante de mon imaginaire SF, et jamais ne le quitteront !
Total respect, et merci mille fois à l'Artiste !

Certes, mais sans G1 y aurait-il eu un G2 ?
Sans doute pas, et c'est d'ailleurs bien pour cela que j'ai traqué et réuni l'intégralité des deux collections...

Merci infiniment MobyDick pour tes liens ! 
Pour l'illustration, effectivement hideuse, Galaxie 1ère et 2e séries ne se sont pas foulées non plus, c'est exactement la même -- et dans la même taille -- que l'original US, la seule différence étant que pour G1 elle est sur une demi-page au-dessus du texte (p.75) alors que pour G2 elle est centré sur une pleine page (p.141), comme pour l'original US 
Et pour la traduction dans G2 on peut remercier Pierre Billon ! Il n'a pas dû rigoler à chaque phrase mais on a l'intégralité de l'original (je l'ai lu en diagonale, mais à force de lire ces trois versions de la même nouvelle je finis par avoir un quadrillage relativement fiable) 
En tout cas, voici encore un exemple concret pour se féliciter de la qualité éditoriale de G2 par rapport à G1 ! 
Bon, j'avais un creux cet après-midi au boulot et j'en ai profité pour zoner sur internet et voir si je trouvais la version US de la nouvelle en ligne 
Après de nombreux tâtonnements je n'ai pas trouvé la v.o. mais je suis tombé sur divers commentaires sur celle-ci (pour mémoire, son titre en US est Horrer Howce).
Il semblerait, après une lecture rapide en diagonale de tous ces commentaires, qu'elle soit quasiment inaccessible au lecteur francophone lambda, et du coup j'ai beaucoup de mal à comprendre le pourquoi de toutes ces rééditions en français...
Pour les anglophones, un petit tour ici ( https://weirdfictionreview.com/2016/05/ … -st-clair/ ) donne un résumé assez juste de l'ardeur de la tâche. Quelques courts extraits : Allusion comes immediate and explicit in Horrer Howce, right in the opening paragraph, as Dickson‐Hawes, one of only two speaking characters in the story, first mentions Yeats [célèbre poète irlandais (1865-1939)] by name then loosely quotes — or rather misquotes — “The Second Coming,” referencing a “monstrous beast” rather than a “rough beast” [...] A political past suggests Freeman ran afoul of the House Un‐American Activities Committee and found himself blackballed. The McCarthy hearings were barely two years concluded when St. Clair first published Horrer Howce, and the witch hunts still reverberated through the American psyche [...] Et on peut ajouter à ceci la symbolique transparente du patronyme du "héros" de l'histoire : Freeman peut - doit ? - étymologiquement être vu comme "un homme libre"... 
En résumé, je vais quand même jeter un coup d'oeil à la version de Galaxie 2e série (c'est dans le n°14) mais je ne suis pas fan des oeuvres d'art qui demandent, comme prérequis, trop de connaissances (historiques, bibliques, etc.) pour pouvoir être appréciées a minima. Qu'elles permettent d'apporter plus de plaisir à la lecture, certes, mais qu'elles soient indispensable à sa compréhension de base et, pour moi, elles perdent alors leur statut d'oeuvre d'art pour devenir, au mieux, des oeuvres militantes mais non point artistiques.
Ceci dit, la nouvelle était peut-être parfaitement intelligible -- et aussi acérée que percutante ! -- pour le citoyen états-unien des années 50, mais ce n'est pas le cas pour les Frenchies (y compris sans doute dans ces mêmes années, alors évidemment aujourd'hui...
)
En résumé du résumé, je comprends mal pourquoi cette nouvelle a été insérée aussi souvent (au moins 5 fois) à des anthologies ou recueils en langue française 
Bon, ce n'est pas tout ça mais je retourne au boulot avant que je ne dérive sur ce que je pense des notions d'intertextualité si chères à Roland Barthes et Julia Kristeva

Oops... alors comment dire ?
Soit cette courte nouvelle n'a aucun sens -- ce dont je doute évidemment -- soit elle était une allusion à un événement ou un fait culturel nord-américain des années 50 qui m'a complètement échappé ! 
Car même en rejetant la faute sur les traductions traditionnellement "borderline" des Galaxie 1ère série on ne s'en sort quand même pas.
Je crois que je vais être courageux -- voire téméraire, mais ça c'est normal
-- en lisant la version reprise dans Galaxie 2e série (cf. http://www.bdfi.net/auteurs/s/st_clair_margaret.php ), dans l'espoir d'une traduction plus complète et plus précise car cette fois elle est signée (je n'a pas la version originale US, à moins qu'elle ne soit en libre accès sur le web?)
La nouvelle La Mézon de l'orreure de Margaret Saint-Clair a été publiée dans le galaxie 1ère série n° 44
Ah oui c'est vrai, merci chatpapillon, je vais du coup la lire moi aussi 
Et le Seigneur de la Douchette (que je peux être parfois
) se sent obligé de mentionner le fait que dans cette édition, que ce soit dans le sommaire comme à la page (71) de la nouvelle, il n'y a pas de M majuscule (autrement dit, le titre français est ici La mézon de l'orreure)
Et le Critique d'Art (que je ne suis pas
) trouve que l'unique illustration (de SMITH) illustre parfaitement par elle-même, si j'ose dire, une certaine orreure...

Non, jamais lu, désolé... 
Charles le Téméraire a écrit :...et je mets régulièrement des bâtons d'encens à brûler sur l'autel du dieu chinois des lettrés pour qu'elle soit adaptée au cinéma !
- Un peu chouette comme métaphore, non?
- C'est pas une métaphore, c'est une périphrase !
- Ah! Fais pas ch...!
- Ça, c'est une métaphore .
Comment ? Monseigneur cite le Maître sans le nommer ? Faudrait pas prendre les enfants de BDFI pour des canards laqués !

Alors voici un petit coup de coeur pour une trilogie que j'ai beaucoup aimée !
Mais avant que de fins juristes ne m'interrompent pour objecter que nous ne sommes pas en été mais en janvier, eh bien qu'ils sachent que la trilogie se passe à Hong Kong et que, là-bas, c'est l'été toute l'année ! (du moins pour le petit occidental que je suis) 
La trilogie de Romain d'Huissier, Les Chroniques de l'étrange, parue originellement aux éditions Critic et en train d'être publiée chez Folio SF, devrait ravir tous ceux qui, comme moi, ont gardé une âme d'enfant, sont intéressé par la mythologie chinoise et ont adoré des films comme Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin ou Histoire de fantômes chinois.
D'ailleurs je trouve une très grande qualité visuelle à cette trilogie, et je mets régulièrement des bâtons d'encens à brûler sur l'autel du dieu chinois des lettrés pour qu'elle soit adaptée au cinéma ! 
Pour en revenir au support écrit, le seul pour l'instant, il faudrait lire ces aventures hautes en couleurs avec un plan de Hong Kong étalé devant soi ! Je m'en suis hélas rendu compte trop tard et quand, dans quelque temps, je relirai la trilogie je n'oublierai pas d'annoter un tel plan. J'ai en effet très brièvement visité Hong Kong il y a quelques années et je suis passé à côté de tout ! Faudra que j'y retourne ! 
Cerise sur le gâteau, les livres originaux (ci-dessous), sont vraiment très beaux et j'ai réussi à me les procurer tous les trois : pour les tomes 2 et 3 ce fut facile, je les ai directement commandés à l'éditeur, mais pour le tome 1 j'ai dû écumer l'internet (ceci dit, l'éditeur avait peut-être encore le tome 1...)
Les 81 frères (2015) - isbn : 979-10-90648-53-1
La Résurrection du Dragon (2016) - isbn : 979-10-90648-72-2
Les Gardiens célestes (2018) - isbn : 978-2-37579-015-1
"Et donc, que se passe-t-il dans le Hong Kong d'aujourd'hui ?" me demanderez-vous...
Eh bien je ne révélerai rien des tribulations taoïstes de l'exorciste chinois dont il faut suivre les aventures (totalement dénuées de gore je précise, un style que j'abhorre) car, comme le dit Lao Tseu à propos du Tao : "Vous le regardez et vous ne le voyez pas : on le dit incolore. Vous l'écoutez et vous ne l'entendez pas : on le dit aphone. Vous voulez le toucher et vous ne l'atteignez pas : on le dit incorporel. Ces trois qualités ne peuvent être scrutées à l'aide de la parole. C'est pourquoi on les confond en une seule."

Oui, bienvenue à l'an neuf, à savoir 2019 (naaaaan, nulle frime, juste pour la rime)

Et Mister Lag a tellement raison : ce danger particulier n'est jamais loin... 
Je viens enfin de trouver le Tome 2 "d'époque", le seul qui me manquait, et du coup... je viens de rajouter une section "douchette" pour les amateurs d'éditions originales pour compléter le post initial ! 
Je suis bien d'accord avec vous deux !! 
J'ajouterais même que je suis devenu, au fil des années, totalement allergique aux "prix" décernés par quelque jury que ce soit dans quelque domaine que ce soit (sans oublier certains prix Nobel que je me retiens à grand peine de commenter ici...)
Quant à cette obsession du "politiquement/sexuellement/religieusement/etc. correct", ce qui selon moi n'est jamais qu'une autre façon de nommer et glorifier les moutons de Panurge, et qui devient de plus en plus étouffante dans notre société (soit-disant) développée, elle est je crois en train d'atteindre son ampleur maximale. J'ai l'impression que le mouvement de balancier va bientôt repartir dans l'autre sens, et occasionner tout autant de dégâts quand il s'approchera à nouveau de l'autre extrémité... Soupirs... 
Ce balancier s'arrêtera-t-il un jour ? On ne peut que rêver au "juste milieu" prôné par les Chinois de jadis (entre autres peuples) et se souvenir que les Romains notaient très justement quant à eux que "Asinus asinum fricat", une expression bien loin du politiquement correct (les ânes y semblent encore pires que les moutons) et bien plus explicite que notre oecuménique "Qui se ressemble s'assemble"...
Mais bon, je m'égare, et je dirai simplement que je suis un heureux non-lecteur des pavés jemisiniens... 
Ou de fusées interstellaires ? voire intergalactiques ? 
Ou encore de machines à remonter le temps ? voire à rendre notre planète paisible et heureuse ? 
Aaaaaaaaargh ! Vite, mes gouttes !

Charles le Téméraire a écrit :Et es-tu prêt à sauter le pas ? Je veux dire par-là installer une barre en laiton à 2m50 de haut permettant de déplacer latéralement une échelle en acajou et laiton le long de tes rayonnages majestueux ?
Bien sûr, il faudrait aussi avoir à portée la desserte à whisky (et autres flacons cristallins), sans compter l'indispensable cheminée sur laquelle poser le breuvage capiteux...
La cheminée et le whisky, j'ai déjà.
Pour ce qui est de transformer le salon en bibliothèque, ce n'est pas l'envie qui m'en manque. Malheureusement, ma charmante épouse m'a clairement fait comprendre que cela restera dans le domaine du rêve !
Comment ? Oserais-tu te plaindre ? Après tout, ton autorité de tutelle t'a déjà très gentiment accordé l'usage exclusif d'un des murs du salon -- le mieux exposé, j'en suis sûr ! -- alors qu'elle aurait très bien pu t'opposer un veto sans appel ! 
En revanche je lorgne du côté de la chambre de notre fille. Lorsque l'oisillon aura quitté le nid, il faudra que je l'investisse au plus vite, en tout cas avant que mon épouse, toujours elle, ne l'ai transformée en atelier !
Comment ? N'aurais-tu donc aucun respect pour l'expression artistique ? 
A moins qu'il ne s'agisse d'un atelier plus terre-à-terre, genre ménage/repassage ? Mais comme le disait -- bis repetita placent
-- le bon Michel : " les tâches ménagères ne sont pas sans noblesse" et il te reviendrait alors de montrer en retour ta noblesse de coeur 
Charles le Téméraire a écrit :"Bibliothèque" avec règlement intérieur pour les gosses, genre "Soit je lis calmement, soit je sors immédiatement".
Je ne suis pas sûr de bien saisir le concept.
Entends-tu par là que
1- Tu désertes le champ de bataille pour aller lire aux cabinets (par exemple
)
Ou bien que
2- Tu sors de tes gonds et ton martinet (parce que tu adores les zeugmes
)
Ou encore que
3- Tu jettes un sort pour transformer les moutards en marque-pages
Naaaaan, rien de tout ça ! 
Je fais plutôt appel à une pédagogie inspirée de nos saines lectures : je place le sujet au coeur de l'action, un peu comme pour le concept du "Livre dont vous êtes le héros" et, là, l'adorable moutard fait sienne cette expression toute cartésienne 
Mais s'il hésite, ou tergiverse, je recours alors à celle prêchée par le bon Michel (Audiard) : Tu sais, quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent. (Bien sûr, les poids sont à actualiser) 
Et donc en résumé, quelle qu'en soit la manière, le lieu est préservé (et j'en suis assez fier) 
j'ai la chance de vivre dans un appartement hausmannien avec une hauteur sous plafond de presque 4 mètres. Ca permet de monter pas mal d'étagères. Malheureusement, je n'ai réussi jusqu'à présent qu'à coloniser un seul des 4 murs de notre salon. Ca permet de caser deux bons milliers de volumes mais je ne désespère pas de m'étendre un peu...
Excellent ! 
Et es-tu prêt à sauter le pas ? Je veux dire par-là installer une barre en laiton à 2m50 de haut permettant de déplacer latéralement une échelle en acajou et laiton le long de tes rayonnages majestueux ? 
Bien sûr, il faudrait aussi avoir à portée la desserte à whisky (et autres flacons cristallins), sans compter l'indispensable cheminée sur laquelle poser le breuvage capiteux... 
Bon, mes gouttes commencent seulement à faire effet, et je vais sans doute bientôt reprendre pied dans la réalité, ce qui me ramène au topic que nous squattons, à savoir les éditions NéO. Et je n'ai pas souvenir d'avoir jamais lu dans le forum la mention "Amis de Néo". Ca m'est revenu tout à l'heure en feuilletant quelques-uns de ces beaux ouvrages, parce que ces heureux amis -- dont je fus ! -- voyaient leurs exemplaires enrichis d'un tampon "Réservé aux Amis de NéO" sur la 3e de couverture, ainsi que du numéro de l'exemplaire et de la signature d'Hélène Oswald (et on avait même parfois un post-it avec un petit mot gentil qui accompagnait le livre reçu par la poste, c'était vraiment très sympa de sa part !) 
Mais je vous parle d'un temps que les moins de [Atchoum !!] ans ne peuvent pas connaître... surtout que là, avec mes gouttes, J'ai la mémoire qui flanche, j'me souviens plus très bien... 
Bien bien bien... il fait encore jour, j'vais aller faire un p'tit tour moi... 
Lord Darcy a écrit :Peuh! Le bibliopathe avancé se doit d'avoir toutes les editions
Hé hé... eh ben justement j'ai parfois les deux originaux ! (lorsque l'auteur n'est pas francophone) 
Bon, allez, j'avoue qu'il m'arrive aussi d'avoir deux ou trois éditions que je trouve "exceptionnelles" d'un même ouvrage, par exemple certains Asimov parus au CLA, au Rayon fantastique et même dans Satellite (cf. les numéros spéciaux). Le pire -- ou le meilleur
-- c'est je crois mes Moorcock avec tous les originaux d'Elric au CLA et chez Temps Futurs (les tirages limités, superbes) mais aussi certains originaux anglais, lesquels sont... en plus... signés et/ou dédicacés par le Maître ! Yes, Sir! 
Bon, allez, je vais quand même prendre mes gouttes avant que tout le monde ne quitte le forum... 
Et même toutes les rééditions
Naaaaan, quand même pas ! Tu sais bien que quand les crises sont trop graves j'ai parfois recours à la fameuse douchette de légende, celle qui apparaît ici et là dans nos pages électroniques BDFI ! Elle me permet d'éviter des posologies plus lourdes réservées aux vrais dingos, ceux avec traitement personnalisé à base de camisoles et de jets d'eau surpuissants... Perso je ne suis qu'un dingo d'opérette (spatiale)

Ah... l'humour so British de Monseigneur Darcy...

Perso j'ai trouvé une autre solution : l'expertise en pose de crémaillères optimisées (4 murs "tapissés" du sol au plafond avec des niveaux -- de plus en plus réduits en allant du sol au plafond -- qui se rejoignent) et la subséquente labellisation officielle de la plus grande pièce de la maison en "Bibliothèque" avec règlement intérieur pour les gosses, genre "Soit je lis calmement, soit je sors immédiatement".
Le plus drôle ? ça marche ! 
pour mon info, quelqu'un a la collection complète ?
Ben pas moi en tout cas, parce que souvent j'ai les originaux

Naaaaan, je ne fais pas le malin, je répondais juste à la question au nom de tous les accros des E.O. 
Bonjour à toi la seconde singularité ! 
Voilà un nom bien singulier ! Peut-être pour nous seconder ? 
En fait ici il n'y a ni premier ni dernier, seulement des passionnés, et donc bienvenue au petit dernier... euh... au premier ! Bon, OK, j'me suis un peu paumé, j'ai dû un peu trop forcer sur le thé...

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